Souvenirs de l' Unposter Page 21

Papi Louis nous aime

Crédit photo : R.Venet
Papi Louis Venet 

Tout au long de ses nombreuses années tout étaient rythmé de balades, de découvertes des alentours de notre petit village de Virigneux.

Un après-midi, mes cousins et moi avions pris la route qui mène à Maringes. Non loin de la maison familiale. À vrai dire, juste après le pré de la maison, il existait, et il doit l’être encore aujourd’hui, un petit chemin caillouteux qui descendait vers la rivière « Toranche ». Cette rivière serpentant en contrebas, au pied de Virigneux. Je ne me souviens plus exactement l’idée que nous avions en tête ce jour-là. Mais, nous étions bien sûr très décidé à nous y rendre.

Peut-être que avions imaginé trouver un arbre. Bien sûr un chêne suffisamment fort pour que tous ensemble, Phil, Fred, Babas et moi, puissions y grimper dedans !
Nous voilà donc sur ce petit chemin. Il était très escarpé et caillouteux comme je vous le disais.

De part et d'autre de ce chemin, des prés, tous très soigneusement clôturés de fils de barbelés. Des bosquets d’aubépines et de noisetiers venait joliment décorer notre balade.

Nous étions tous très motivés, nos pas agiles de notre jeunesse ne se souciait aucunement des cailloux qui auraient pu nous causer quelques entorses !

Crédit photo : R.Venet

Comme vous pouvez vous en douter, des discussions rythmaient nos pas et de discussion en discussion, nos regards se sont tous dirigé en direction d’un pré juste au dessus de l’endroit où nous nous trouvions. L’un d’entre nous avait déjà passé sous les fils de barbelés pour rejoindre la prairie.

Comme vous le savez, nous étions tous très gourmands. L’un de nous avait repéré des pommiers qui étaient là, harmonieusement répartis sur le haut, mais également sur le bas du pré. Ils étaient là, tous parfaitement alignés. La terre où nous nous trouvions était immense et était en pente.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que nous prenions possession des lieux. Nous nous activions à trouver des pommes suffisamment à notre goût pour pouvoir nous régaler.

Malheureusement pour nous, aucuns des fruits qui se trouvaient à terre n’étaient comestibles. Les pommes étaient toutes véreuses ! Les plus belles, quant à elles étaient bien trop hautes, pour que nous puissions les saisir.
Il ne nous restait que celles tombées au sol ! Ils y en avaient des centaines, toutes plus pourries les unes des autres.

« Nous étions tous dépité ! »

Nos esprits d’enfants, je dois bien l’avouer, turbulents … et nous étions tous des garnements comme l’était nos pères !
Une idée venait de germer, et si on faisait une bataille avec toutes ces pommes pourries !

Nous étions tous tombés d’accord sur cette bataille improvisée. De groupes se sont rapidement formé. L’un était en haut du pré, et l’autre pris position sur le bas. Les munitions ne risquaient pas de se tarir tant ils y avaient de pommes !

C’est ainsi que débuta autre bataille de pommes pourries ! Nous rigolions à pleins poumons, la bataille était épique, digne de la grande bataille de Waterloo !

« Je n’irai pas jusqu’à dire que nous étions le 18 juin de cette bataille, mais c’était géant ! »

Nous étions là criant en évoquant chacun à notre tour les l’uns et les autres. Nos escouades bruyantes avaient réveillés le propriétaire qui habitait juste en contrebas. Sa maison se trouvait à quelques mètres de la Toranche.

« Nous étions découvert. »
Crédit photo : R.Venet


Un homme, visiblement très furieux nous criait de sa maison. On ne comprenait pas tout ce qu’il disait, mais, croyez-moi il était très en colère.
À ce moment là, on s’est tous regardé très interloqué ! Puis, ce même homme courut vers sa voiture en tenant dans ses mains un fusil.
Autant vous dire que nous nous sommes vite employés à passer sous les fils de barbelés qui clôturait le pré, pour déguerpir à toute vitesse.

Les cailloux sous nos pieds glissaient, nous trébuchions à plusieurs reprises tant nous avions peur de cet homme complètement devenu fou.

À la maison de Virigneux, les adultes avaient entendu les cris de cet homme. Tous se demandait ce qu’il se passait. La maison familiale surplombant les lieux où nous nous trouvions, l’un des adultes avaient vu toute la scène.

« Je pense à mamie Chazelles. »

Mon grand-père Louis avait été prévenu de la dite affaire. Il était là !

Nous, nous étions à présent arrivé sur la route principale. Nous avions réussi à rejoindre la route goudronnée de Maringes. Mais, l’homme au volant de sa voiture montait à toute vitesse. Les pneus de sa voiture laissait derrière lui une épaisse poussière, tant il montait vite le chemin caillouteux.

L’homme laissa sa voiture en haut du chemin et descendant de son véhicule, continuait désormais, son fusil dans ses mains.
Rien ne semblait l’arrêter !

Crédit photo : R.Venet


Nous, nous étions presque arrivés à la hauteur du pré de la maison familiale de Virigneux.

« Notre grand-père était là ! »

Il attendait l’homme qui avait son fusil en main. Notre grand-père était furieux après cet homme.
L’homme tenait tête à mon grand-père. Mais mon grand-père Louis ne s’en laissa pas compter, il lui répondis,

« À vrai dire j’étais bien trop jeune pour me souvenir des paroles prononcées, mais une chose est certaine, Papi était très remonté. Il avait le point levé dans la direction de cet homme dont je tairai le nom. »

Plus aucun doute, Papi nous aimais plus que tout !

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