Poésie Traîne galoche

Traîne galoche 

Auteure Marie-Antoinette VENET 



On l'appelait traîne galoche 
avec sa veste qui s'effiloche 
ses grands yeux de chien battu 
Et sa petite voix menue.

Il n'avait plus ni père, ni mère 
Recueilli par une mégère 
Qui en guise de compliment 
Le grondait à tout moment.

A l'école ses camarades 
Lui réservait des quolibets 
Pour eux c'était le nomade 
Et ce surnom bien lui allait.

Traîne galoche et les taloches 
Allaient de pair, jour après jour 
Pleurant tout seul près de « tambour » 
Le chien son seul ami proche.

Un jour pourtant plus de galoches 
Des souliers a sa pointure 
Finis les pleurs et les taloches 
Le ciel pour lui d'un bleu d'azur.

Enfin, on l'aimait, on le comprenait ! 
Il est heureux, c'est le printemps 
Une famille l'a adopté 
Il oubliera vite le passé.



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