Poésie Le vagabond
Le vagabond
Auteure Marie-Antoinette VENET
Février 1990
Aux beaux jours de l'été,
Qu'il fait bon près de sa rive !
Peut-on ainsi imaginer
Sa fureur quand il est ivre.
Ivre de cette eau tumultueuse,
Qui l'entraîne dans son sillage,
Bouillonnante, grondante, furieuse
Rien ne l'arrête sur son passage.
Il n'est plus qu'un vagabond,
Se permettant mille audaces,
Il n'est plus le sage « Lignon «
Qui amoureusement enlace.
Sur sa rive, les bouleaux,
La pâquerette et la violette
Les caressant, avec son eau
Qui fait rêver aussi Jeannette.
Tu n'es pas vraiment responsable
De ces dégâts et de notre peine,
L'on dirait déjà, sur le sable,
Que tu pleures, car tu nous aimes.
Nous réparerons tes sottises
Et, quand soufflera la brise,
Près de toi nous chanterons,
Car tu sais bien que nous t'aimons !
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