Poésie Le troubadour

 Le troubadour 

Auteure Marie-Antoinette VENET 

Crédit photo : R.Venet. Unposter

Il descend de la montagne qui l'a vu naître !
Des chansons glanes de ci de là, près du vieux hêtre
Petits hameaux, forêts profondes, belles prairies,
Ecoutant son chant mélodieux qui les ravit.

Il sautille, tout plein d'adresse et de finesse,
Sur les cailloux, rond ou plats, fait de promesses,
Le peuplier fièrement, le salue avec déférence,
La lumière du travers de l'érable scintille et danse.

C'est au printemps, qu'il est fougueux et tout joyeux.
Les violettes, les pâquerettes fondent les doux yeux
Au troubadour qui les embrasse sans façon,
L'une après l'autre en s'avançant sur le gazon.

Quand vient l'été, au soleil chaud comme du velours,
Il s'en va ! Rêvant ! au fil de l'eau de fol amour,
Mais l'automne, il nous étonne le troubadour,
Les feuilles mortes frissonnent et volent aux alentours.

Lui, il rêve ! et son chant se fait plus doux
Pour une image, se reflétant près du moulin,
Quelques pleurs perlent brillantes qui sous la roue
Ont laissé de menues empreintes parmi les grains.

Voici l'hiver ! que tu es beau et distingué
Dans ton habit de blanche dentelles ajourées
Ta bonne ville est en fête demain c'est Noël,
Va troubadour, arrête-toi un peu pour elle.

Pour deviner le nom secret du troubadour
Interroger autour de vous vos compagnons
Il est connu ! surtout à Boa pour son humour
Près de son cours, l'on pêche, l'on chante, c'est le Lignon.

Les poésies de Mamie Chazelles c'est ici !

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