Poésie Le Berger
Le Berger
Auteure Marie-Antoinette VENET
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| Poésie Le Berger Montage Jacques VENET |
Il n'avait que sept ans « le Berger »
Le cœur gros, portant son baluchon
Il s'en allait de sa maison
Pour garder les vaches au pré
La fermière, un peu revêche,
L'accueillit sans un sourire,
Le chien, le flairant, comme pour lui dire
« Tu seras mon ami ! je m'appelle « Calèche » »
On lui montra le troupeau,
l'écurie sentant le foin coupé
son lit près des animaux,
Qu'il était malheureux ! Le Berger.
On lui achèterait un couteau,
Sa mère lui l'avait promis,
Elle seule ! L'avait compris ! ...
En lui disant avec peine « à bientôt petiau »
Sa vie de berger commença,
Levé à l'aube, courant de-ci de-là,
Les chèvres lui donnèrent vite du tracas,
Broutant toujours où il ne fallait pas
De Pâques à la Toussaint,
Pauvre petit gamin ...
Il n'avait pas de vacances
Et pleurait en silence.
Au fond de la classe, à l'école,
Les biens nantis riaient de lui
Qui regardait la mouche qui vole,
Les heures passaient avec ennui.
Il a grandi, il a vieilli !
Mais il n'a jamais oublié
Ce qui avait été sa vie
Quand il était petit berger.
Petits enfants qui me lisez,
Pensez quelques fois à lui,
Ce pourrait-être votre Papi ?
Dans un passé, peu éloigné.

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