Poesie La vieille gitane
La vieille gitane
Auteure Marie-Antoinette VENET
![]() |
| Marie-Antoinette VENET Mamie Chazelles Saphir |
La vieille gitane rêve près du feu
la flamme crépite, monte dans la nuit
Dessinant des ombres ! puis peu a peu
Le sortilège des gens du voyage surgit.
Son regard est fixé, ses mains jointes
Invoquant sans doute sainte Sarah,
Elle prie pour ceux qu'elle rencontrera
De sa tribu, en allant aux saintes.
Elle rêve de soleil et de ciel bleu
De ses longs voyages par étapes
De ses danses et chants près du feu
De la vieille roulotte qui craque.
Sa peau est cuivrée, ses yeux de sphinx
Sa bouche édentée, ses mains ridées
Mais son regard est celui du lyns
Qui scrute sa proie, avant de la dévorer.
La route sans fin, pays sans frontière
Tout lui appartient, les bois, les rivières
Le vent est l'ami qui l'a toujours bercée
Le courrier, pour elle, les prières du foyer.
Le bout de chiffon accroché aux branches
Signalant ainsi le passage d'un fils
D'un cousin ou d'un frère qui se penche
Pour laisser un message significatif.
C'est dans le ciel, qu'elle découvre l'avenir,
C'est le soleil ou bien les nuages
C'est la nuit, les étoiles qui se mirent
C'est le rayon de lune argenté et suave.
C'est toute la nature qu'elle connaît si bien
C'est le vent qui chante ou qui pleure
C'est la pluie qui calme et qui rend serein,
L'hiver, c'est la neige et la nature s'endort.
La vieille gitane connaît des secrets
Qu'elle ne dévoilera à personne
Le vent lui parle, le vent de mai
Mais le plus tendre est le vent d'automne.

Commentaires
Enregistrer un commentaire