Poésie Autrefois la fête au village
Autrefois la fête au village
Auteure Marie-Antoinette VENET
Emplacement du bal, estrade pour les musiciens,
Rien ne manquait, c'était certain....
Guirlandes aux fenêtres, lumignons discrets.
La vogue ! Disait-on ! L'on va bien s'amuser.
En milieu de semaine, les forains arrivaient,
Très vite ! s'affairaient à tout aménager,
De l'un a l'autre s'interpellaient et chantait.
Le samedi soir, la retraite au flambeau ;
Les manèges tournaient, la musique grisait,
Les boutiques de tir et tous les oripeaux
Faisaient du village un immense chapiteau.
Le lendemain, distribution de brioches
Avec une aubade à chaque maison.
A midi, apéritif a profusion
Puis ! S'ouvrait le bal avec : gavroche ...
Gavroche ! le plus luron du village
Qui devait choisir ... une fille sage
Où il serait, la journée durant,
Son chevalier servant.
La fête continuait, dans la joie, la bonne humeur,
Petits et grands, heureux, s'amusaient.
Même les vieux, avec au fond des yeux une lueur,
C'était ! ... Un peu leur jeunesse qu'ils retrouvaient.
Dans la soirée, des jeux ...
Où chacun participait,
La course en sac, à la valise, aux œufs.
Les spectacles, de rire s 'étouffaient.
Après un feu d'artifice, bien réussi,
Le bal continuait tard dans la nuit
Et, au petit matin, la farandole
Terminait cette journée folle.
Adieu dont la vogua ...
La vogua lé morta
L'an que vint y revindra
Avé to son tra la la
Adieu don la vogua !

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